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a moving musical evening in the baron’s salon

Comme vous le savez, ce concert annuel (« Musée en Musique ») veut présenter un programme musical en lien étroit avec un aspect de l’exposition temporaire de l’année du Musée du Hiéron (Paray-le-Monial).  Ce qui n’est pas toujours facile pour les programmateurs !

A l’honneur en 2016, le baron Alexis de Sarachaga qui fit construire le Musée aux années 1890 et le dota de nombreuses œuvres d’art de sa collection personnelle.  L’on peut être certain que des soirées musicales se déroulaient dans son salon et le programme de vendredi comportait douze œuvres intimes pour violoncelle et piano (parfois en transcription comme cela se faisait souvent) qui auraient eu leur place lors de telles soirées.

la pianiste Marcia Hadjimarkos a joué d'un Gaveau de 1906

la pianiste Marcia Hadjimarkos a joué d’un Gaveau de 1906

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le violoncelliste Alain Gervreau (violoncelle anonyme fin XIXème, monté boyau)

Les interprètes remarquables Marcia Hadjimarkos (piano) et Alain Gervreau (violoncelle) avaient choisi dans le répertoire aimé de la « musique ancienne » de cette époque (Mozart, Chopin, Schumann).  D’autres œuvres étaient de la « musique pure » (Allegro appassionato de C. Saint-Saëns), des évocations poétiques (Romance sans paroles de G. Fauré dans une transcription de J. Delsart, le Dernier sommeil de la Vierge de J. Delsart …) en contraste avec des pièces pittoresques, exotiques, voire fantasques (Album de voyage de P. Seligmann, Orientale Kaleïdoscope de C. Cui, Arlequin d’E. Lalo) …  La salle bondée en fut transportée.

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une salle bondée, attentive, émue

De très nombreux éléments concouraient pour créer l’illusion délectable de cette soirée :  le salon intimiste dans lequel jouaient les artistes et leur choix de répertoire parfait, les instruments d’époque utilisés dans une interprétation convenant parfaitement au style musical et au contexte.  Ces virtuoses ont su faire preuve d’un retenu admirable …  L’illustration en fut magnifiquement fournie par le si connu Cygne (du Carnaval des Animaux de C. Saint-Saëns) :  vendredi, loin du vibrato permanent et conquérant si souvent entendu, le célèbre oiseau glissait sur des eaux calmes et miroitants dont les frémissements furent rendus avec émotion par les ondulations miroitantes du piano.  Une découverte !

"Musée en Musique" à Paray-le-Monial: pour les Amis de l'Orgue de Charolles, Marcia Hadjimarkos (piano) et Alain Gervreau (violoncelle) dans une soirée musicale 1900.

la joie de la découverte pour le public enthousiaste

 

a moving musical evening in the baron’s salon

The aim of this series of concerts (« Musée en Musique ») is to present a musical programme which reflects an aspect of the current exhibition in the Musée du Hiéron (Paray-le-Monial).  Not always an easy task for the programmers !

In the place of honour this year is baron Alex de Sarachaga who had the museum built in the 1890s and personally donated many works of art.  There were certainly musical performances in his salon and the programme presented a series of twelve intimate works for cello and piano (original or, as was often the case, transcriptions of works for other instruments) which he could well have heard. 

The remarkable performers Marcia Hadjimarkos (piano) and Alain Gervreau (cello) had chosen some examples of well-loved « early music » of the period (Mozart, Chopin, Schumann).  Other works were « pure music » (Allegro appassionato by C. Saint-Saëns), poetic evocations (Romance sans paroles by G. Fauré in a transcription by J. Delsart, Dernier sommeil de la Vierge by J. Delsart …) contrasting with picturesque, exotic or even whimsical pieces (P. Seligmann’s Album de voyage, C. Cui’s Orientale Kaleïdoscope, E. Lalo’s Arlequin) …  The capacity audience was delighted.

The whole delightful illusion of this evening was created not only by the intimacy of the « salon » in which the performers played and their excellent choice of repertory but also by the instruments used and an interpretation entirely appropriate to the period and the context :  their virtuoso capacities were obvious but were used with admirable restraint.  Perhaps the most striking example of this was provided by the well-known le Cygne (from le Carnaval des Animaux by C. Saint-Saëns) :  here, far from the overbearing permanent vibrato so frequently heard, the famous bird glided on still waters as in a dream thanks to the rich and scarcely-vibrating cello, accompanied by the discrete ripples evoked by the piano.  A magnificently moving experience !