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a very serious visit (the English is down below)

Parmi les visites régulières que reçoit l’orgue de Charolles s’est trouvée récemment celle d’une classe (Seconde ES) du Lycée Camille Claudel à Digoin (qui se trouve à quelques 30km de Charolles), venue dans le cadre de leur option « les Arts du Son ».  Nous pensions que ces grands élèves allaient se renseigner sur les aspects techniques et acoustiques de la facture d’orgue, mais en fait le mot-clé de leur option est bien « Arts » et ils étudient surtout la manière d’appliquer du son sur des images (vidéos, films …) 
les Amis de l'Orgue de Charolles, visite d'une classe de lycée de Digoin

Malgré le travail de préparation fait par le professeur avec sa classe, les uns et les autres ont été vraiment très surpris de notre orgue.  Une vraie découverte !  Après leur avoir présenté l’activité de la Manufacture, Quentin Blumenroeder leur a détaillé les métiers entrant dans pareille construction :  ébénisterie, travail du fer, tuyauterie, travail de l’os et de l’ivoire, peausserie, sculpture, mécanique … sans parler des compétences artistiques et musicales requises.les Amis de l'Orgue de Charolles, visite d'une classe de lycée de Digoin

Les premiers sons – étonnants – de l’instrument se sont fait entendre grâce à Guillaume Prieur (titulaire de l’orgue de la Primatiale Saint-Jean de Lyon) :  quatre registres sur un total de 27, c’est peu de chose, mais la richesse des possibilités de l’instrument était déjà évidente.  Cependant, c’est au moment où Quentin Blumenroeder a demandé si parmi les élèves, quelqu’un jouait d’un instrument à clavier que le déclic a vraiment eu lieu :  une jeune fille est allée s’installer à la console et a joué un morceau …  suivie du professeur qui a joué lui aussi. 

les Amis de l'Orgue de Charolles, visite d'une classe de lycée de Digoin

Cela a grandement impressionné la classe et l’allure des questions a augmenté très sensiblement, en attendant que les élèves puissent visiter par petits groupes l’intérieur du buffet.

Que retiendront-ils de cette visite ?  A part la surprise de découvrir un instrument si complexe et impressionnant, gageons que c’est le plaidoyer ardent fait par Quentin Blumenroeder pour l’aspect humain de son métier et pour l’artisanat d’art en général : il est revenu plus d’une fois sur l’importance qu’il trouvait à exercer un métier véritablement passionnant, technique et artistique à la fois et son témoignage ne pouvait que frapper les adolescents à un moment où se présentent pour eux des décisions importantes.

P.S.  Un grand merci à notre vice-présidente Jacqueline Desloire qui a accueilli les visiteurs et les a photographiés.  (J’étais coincée en Mairie oar une réunion – sur l’orgue – dont la date avait été déplacée …)

 

a very serious visit

Among the steady stream of visitors who come to see the Charolles organ there was recently a class from the Lycée Camille Claudel in Digoin (some 30 kilometres away).  One of the optional courses in their year as « Classe de Seconde ES » (ES being Economics and Society) is « les Arts du Son ».  We thought these young people would be studying the technical and acoustical sides of organ-building.  However the operative word turned out to be « Arts » :  their course is about the use of sound in videos and/or films.

Despite some prior work done with the class by the teacher in charge, the Charolles organ appeared to be a big surprise.  Quentin Blumenroeder explained what it was all about and described the various trades that go into making an organ :  woodwork and cabinet-making, wrought ironwork, pipe-making, working with bone and ivory, leatherwork, carving, mechanics – to which must of course be added the specific musical expertise required.

The amazing sounds of the first four ranks of pipes (with 23 others still to come) were demonstrated by the organist Guillaume Prieur (from the Primatiale Saint-Jean in Lyons).  But somehow it didn’t really seem to strike home until Quentin Blumenroeder asked whether there were any students who played a keyboard instrument.  One of the girls went to the bench and played, as did the teacher in charge :  this seemed absolutely incredible ! and the questions came far more freely thereafter.  As the young people went inside the case by twos and threes, their interest grew even more.

In describing his work, Quentin Blumenroeder went far beyond a purely mechanical and technical approach :  he repeatedly stressed the human side of it, and how important it is to choose a trade that entirely fascinates you.  Coming from such a master craftsman, a message like this could not fail to interest students who were reaching a point in their lives at which they would have important choices to make …

P.S.  Many thanks to the Association’s Vice-president Jacqueline Desloire who welcomed the visitors and photographed them.  (I was with the Town Clerk in a meeting – about the organ – which had been put back from an earlier date.)