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Friday 13th, a lucky day ! (1)

(English version below)

Quel soulagement !  la Commission de Sécurité à dit « oui » jeudi dernier, de sorte que le concert programmé pour le lendemain a pu se dérouler dans l’église.  L’intérêt du public (venu parfois de bien loin) fut tel que le lieu de repli n’aurait pu contenir tout le monde.

Un très beau programme (J.P. Sweelinck, G.H. Stölzel, J.S. Bach, A. Vivaldi, G.F. Haendel avec pour terminer des noëls bourguignons de La Monnoye) fut magnifiquement interprété par l’organiste international Patrick Ayrton en compagnie de sa femme Emmanuelle (voix) et de sa fille Constance (violoncelle).

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Emmanuelle Ayrton est de ces sopranos hélas trop rares dont la voix semble s’épanouir sans effort et dont la technique certaine sait rester inaperçue:  condition indispensable pour transmettre la simplicité et l’intimité de certaines œuvres (comme le célèbre air « Bist Du bei mir », si souvent chanté avec une emphase entièrement déplacée).  Constance Ayrton – soit à la basse continue, soit en soliste dans une des plus belles sonates pour violoncelle d’A. Vivaldi – s’est révélée une partenaire parfaitement « au diapason » de ses parents et ce serait la desservir que de souligner sa jeunesse …  sauf pour se réjouir de ce que l’avenir apportera à cette personnalité musicale déjà si belle.

L’intérêt du programme ne se bornait pas à la beauté de la prestation des trois interprètes :  s’y joignait celui d’entendre un orgue « coffre » sorti il y a peu de la Manufacture Blumenroeder, choisie pour réaliser l’orgue de Charolles. 

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Comme l’expliquait le facteur d’orgues Quentin Blumenroeder lui-même, ce « coffre » de trois jeux , destiné à l’accompagnement, ne pouvait pas ressembler au premier coup d’œil à l’instrument de 27 jeux (et haut de plus de 8 mètres) qui sera installé dans le transept de l’église en 2015 :  néanmoins celui-ci sera construit en utilisant les mêmes techniques classiques qui ont permis à des orgues célèbres de traverser allègrement les siècles, leur conférant une beauté sonore qui fait l’admiration du monde entier.  De fait, les sons du « coffre » étaient d’une douceur délectable tout en étant d’une grande présence, d’une luminosité saisissante mais sans aucune aigreur et d’une sensibilité d’attaque peu commune .  Il fallait pour cette « Ferrari musicale » un pilote d’essai de premier ordre :  Patrick Ayrton a magnifiquement rempli ce rôle.

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(à suivre)

 

 Good news ! the Security Commission said « yes » on Thursday :  and so the concert scheduled for Friday could take place in the church.  Public interest was such that we would have had to turn people away if the alternative venue had been used.

The programme (J.P. Sweelinck, G.H. Stölzel, J.S. Bach, A. Vivaldi, G.F. Haendel and Burgundian Christmas carols by La Monnoye) was superbly presented by the international organist Patrick Ayrton with his wife Emmenuelle (voice) and their daughter Constance (cello).

Emmanuelle is one of those all too rare singers whose voice sounds completely effortless, conferring simplicity and intimacy to works like the famous « Bist Du bei mir » (so often heard ruined by a forced or operatic style).  It would be entirely misleading to stress the tender age of Constance for she was the complete equal of her parents, both in the continuo and as soloist in one of Vivaldi’s most beautiful cello sonatas.

The other star of the evening was the chest organ used :  it comes from the workshop commissioned for the Charolles organ.  As the organ-builder Quentin Blumenroeder himself pointed out, a three-rank chest organ can scarcely be compared with the 27-rank instrument planned for Charolles :  but the classical construction techniques which have produced the delectable sounds of the former (intimate and poetic but intensely « present », luminous without the slightest acidity, clear yet subtle attacks, sensitivity to the remarkable touch of Patrick Ayrton  …) augure magnificently of the latter. 

(to be continued)