Elodie Soulard : un concert génial

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Elodie Soulard was fantastic !

(scroll down for the English version)

Nous l’annoncions avec impatience, elle est venue, précédée d’une réputation des plus solides.  Les mélomanes qui l’attendaient le 05.10.2014 ont découvert une artiste jeune et discrète, qui paraissait presque plier sous le poids de son accordéon …  Mais aux premières notes la force d’une nature hors pair est devenue apparente. 

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Elodie Soulard en concert le 05.10.2014 dans la belle Salle d’Apparat du Prieuré de Charolles

 Déjà, le programme choisi impressionnait par sa richesse en styles musicaux divers et en émotions contrastées, allant d’une Suite anglaise de J.S. Bach, dont la limpide exigence polyphonique fut pleinement servie, jusqu’à la transcription de la 15ème Rhapsodie hongroise de F. Liszt, catalogue terrifiant des ressources immenses d’un instrument finalement … mal connu.  Chemin faisant, entre autres œuvres, un Andantino de l’organiste du XIXème siècle L. Boëllmann apportait comme une consolation amicale aux cœurs blessés, mais sans la sensiblerie trop fréquente à cette époque … suivi d’une brillante Valse sentimentale de F. Schubert, d’une magnifique vitalité rythmique.

Assumer avec brio ce programme de haute virtuosité fut un premier tour de force, mais Elodie Soulard y a joint un autre, celui de le donner avec sensibilité et générosité.  C’est loin d’être toujours le cas dans des programmes d’une telle technicité et l’intensité de l’écoute des auditeurs a été une belle réponse au cadeau qui leur était fait. 

L’interprète s’étant déclarée honorée que le petit « orgue à bretelles » ait été invité pour soutenir le futur grand orgue de Charolles, la joie de l’auditoire fut à son comble.  Un moment de bonheur absolu …

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un public comblé lors du concert d'Elodie Soulard à Charolles le 05.10.2014  P1020137 1000 rogné

 

 

  We announced her concert in glowing terms …  the music-lovers who came to Elodie Soulard’s concert (05.10.2014) found a quiet young woman who seemed almost too frail  for the weight of her accordion.

But then she started to play …  and swept us all along with her, thanks to the remarkable conviction of her performance.  The extremely varied programme (both in musical style and in mood) began with a Suite Anglaise by J.S. Bach in which she did full justice to the rigorous counterpoint, and ended with a transcription of Liszt’s terrifying Hungarian Rhapsody N° 15, an exhaustive catalogue of the seemingly infinite possibilities of the accordion.

In between was (amongst other works) an Andantino by the 19th Century organist L. Boellmann, composed in a period of much mushy sentimentality, especially in the religious repertory :  here it was  simple and moving, a discreet and friendly consolation for suffering hearts.  A brilliant Valse Sentimentale by Schubert was the perfect foil, brimming with a contagious joie de vivre.

Playing such a highly demanding programme was already a feat in itself.  Elodie Soulard went even further, performing these perillous works with sensitivity, as a gift to the audience.  This is by no means always the case in virtuoso recitals and the listeners responded with one of the most intense silences I had ever « heard ».

And when Elodie Soulard declared, in between two encores, that it was an honour for her and her little « shoulderstrap organ » (« orgue à bretelles » as the accordion is often affectionately called in French) to contribute something to the Charolles organ project, our enthusiasm knew no bounds …  

trying out the acoustics 

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